• 14 06 92Pense à ce concept, je suis l’âme, et répète-toi cette phrase en cultivant l’intention.
    il y a une grande différence entre le disciple sensible et le disciple trop intellectuel. Le premier peut facilement, puisqu’il est un artiste, créer une intention, le second ayant moins de sensibilité créatrice, ne pourra avoir recours à l’intention. Il doit alors maîtriser son mental et le mental concret, maîtriser ses pensées, ses émotions pour aboutir à ce même espace de l’âme libre.

    La difficulté des instants de création provient qu'il faut être suffisamment sensible, puis artiste, pour avoir recours à une émotion que tu crées, mais que tu empruntes au connu, à toutes tes sensations antérieures qui t'ont donné l’impression d'élever ta conscience et ta perception. Là, la musique et les sons sont des aides magnifiques. Par la musique, celui qui est sensible dilate son champ de conscience, dilate l’espace intérieur dans lequel il vit. Sitôt que par ce voyage, tu as ressenti ta nouvelle dimension, le cerveau la répertorie, s’en souvient et lorsque tu veux méditer et que tu dois créer une intention, tu vas aller chercher dans la mémoire, la sensation que te faisait tel ou tel morceau de musique. Tu ne vas peut-être pas te rappeler le morceau de musique, mais tu vas aller reprendre la sensation que tu as connue. 

    Tout au long de la méditation, tout au long du cheminement spirituel, l’homme est fort embêté, car il va lui falloir méditer sur des éléments connus, des sensations connues, des agrandissements connus, afin de se propulser suffisamment haut pour qu’éventuellement il puisse avoir une réelle expérience spirituelle. Cela créait des complications et il te semble souvent peu réussir en méditation. Tu peux utiliser ce cheminement comme tu peux aussi aller très vite au but, à ce royaume qui est l’âme et t’y dissoudre si tu comprends la nature du silence et te défais des illusions. C’est un travail qui demande une plus grande compréhension, et si c'est ta voie alors prends-la, n’attends pas, car elle est plus rapide.


    Qu’est-ce que le silence ?

    En ce moment même, écoute.
    Comment peux-tu t'intérioriser en utilisant un mouvement qui en fait va à l’extérieur ? Tu ne peux pas écouter ce qui est dedans, tu ne peux pas écouter le monde spirituel. L’écoute dans le domaine spirituel est remplacée par une affirmation, "je n’entends plus rien".
    Suis ce que je te dis et ce que j’essaie de te démontrer, suis mes mots. «Tu n’entends plus rien.» Tu t’aperçois alors que la sensation d'exister cesse. Tu respires d’une manière plus calme, et si tu pousses plus loin l’exercice cela suspend le souffle tout naturellement. La sensation est comme une antenne qui cherche à entrer en écho avec la vie intérieure, cette antenne petit à petit se calme aussi et au moment où les sensations, ces quêtes inévitables mais illusoires se sont tues, l’existence apparaît, ton âme apparaît.
    Lorsque tu intériorises cette énergie, cette tension qui est ton existence, le souffle se ralentit. Tu es dans un premier temps comme un grand œil qui essaie de regarder à l’intérieur de la vie, de ta vie et par ton attention le calme s’installe. Là, si tu pousses plus loin ta capacité d’introspection, les énergies montent à la tête et tu découvres une nouvelle sensation d’exister et plus loin même plus tard, l’âme, si tu as de la chance.

    Dans la journée, tu vis un va-et-vient qui te conduit d’un point d’inconscience lorsque ta conscience retourne à l’intérieur, à un point semi-conscient qui est dans le monde.
    La méditation est la cessation de ce balancement. Il n’est plus question de manifestations, d’extériorisation, d’incarnation, il est question de rapatriement de toutes les énergies par un silence absolu donc d’une mort. C’est ce qui se passe au moment de la mort, durant l’alignement, la percée vers le royaume supérieur lorsque l'on s’y est suffisamment préparé. 

    La méditation est une petite mort et c’est en cela qu'elle t’est si difficile. Acceptes-tu de mourir ?
    Non ! Tu n’as pas envie de mourir ?  Mais si tu enlèves de la mort l’idée de la fin, si tu ne vois plus la mort comme étant une fin dont on ne revient pas, quelque chose qui fait mal, tu pourras méditer sans problème. Si tu exorcises le phénomène qu’est la mort, ta pensée est libre de vivre. Une pensée libre n’a plus peur de la mort, tu es ainsi détaché du monde et tu agis par amour de la liberté.

    Les obstacles à la méditation sont l’extraversion des énergies et en ce sens elles suivent un flot naturel puisque vous êtes incarnés, en manifestation, et vous avez la peur de la mort. La méditation ne sert à rien si tu ne développes pas tes conceptions. Tes conceptions à propos de l’âme, à propos des sens, à propos du geste qu’est la méditation. 

    Quant au pouvoir d’introspection, de compréhension du sens de la vie, c'est un peu du bouillonnement intellectuel. Peut-être ! Mais sitôt que tu réfléchis à ces thèmes élevés, ce n’est plus simplement une activité intellectuelle, les feux du mental s’allument, et à force de chercher, de t’interroger, à force de pressentir, tu vas avoir à un instant, une intuition qui te donne une compréhension qui fait que là, où que tu sois, tu es en train de méditer.

    Le voyage de la conscience à travers l’homme est une lente affaire de maturité. Au début, il s’accommode du corps physique et essaie de le comprendre. Ensuite il s’accommode des émotions et cherche à les comprendre. Puis il s’agit de s’accommoder du mental et de comprendre ce que celui-ci te permet de faire, soit de rejoindre l’âme. Le mental n’est pas simplement ce qui te permet d’approcher les grandes substances, les grandes idées, les grands desseins de l’univers. C’est aussi tout un royaume où l’âme par cette étincelle bleue répète le verbe et ça, il ne faut pas que tu le rates, vois-tu.

    Fais un silence tellement profond qu’un jour tu arriveras à ce point bleu et à ce verbe. Ne t’attends pas à entendre des sons car le son de l’âme n’est pas audible mais à être pris dans la vibration du son. 
    Lorsque tu percevras ce verbe, tu seras comme une feuille prise dans la vibration d’une onde. Étant bougée par cette vibration, la feuille en ressentira un plaisir divin et ce plaisir divin d’exister porte un nom, c’est l’âme.

    Comment se fait-il que l’âme puisse avoir un plaisir, le plaisir d’exister?

    Ce n'est pas un plaisir comme on le connaît au niveau charnel. C’est une vibration consciente du rôle qu’elle a à jouer. Cela lui donne un immense plaisir d’exister parce que c’est au nom de quelque chose, et cette ardeur d’exister peut s’apparenter à un plaisir. 

    Quel est le dessein de l’âme et le but de la vie ?

    L’âme est une grande missionnée. C'est pour cela qu'en écho parfait en tant que personnalité tu te cherches toujours un but pour exister. L’âme est une missionnée, elle sait qu’elle doit aller dans la matière au nom de Dieu et pour Dieu. Elle sait qu’elle n’est qu’une intermédiaire, une poche, une servante par laquelle l’étincelle divine que l’on appelle l’esprit ou la monade dans certains enseignements, par laquelle l’étincelle de Dieu peut aller se régénérer dans la matière grâce à ses soins, à sa bienveillance, et à l’alchimie dont elle seule est capable.
    L’homme n’est capable d’aucune alchimie, la véritable alchimiste est l’âme. Elle seule sait comment extraire de la matière solide les éléments spirituels qui sont l’or de l’esprit, l’eau de l’esprit, le feu de l’esprit. Elle seule sait faire cela et pour qu’elle y arrive, il faut qu’elle reprenne sa place.
    Pendant toute une suite d’expériences et d’incarnations, l’âme n’a pas sa place, elle ne peut s’exprimer. Les sens, qui sont en relation avec la matière décomposent la conscience en plusieurs phases de conscience, dans plusieurs secteurs, ce qui fait qu’immanquablement va se construire la personnalité, l’égo inférieur. Mais au fur et à mesure que le karma, donc la purification, l’éducation, l’entité qui est la somme de ces trois aspects, étincelle - âme - personnalité, va petit à petit en développant son intelligence donc son mental s’apercevoir que la vie ce n’est pas ceci ou cela, l'entité que tu es, va s’interroger à propos de l’âme et va finir par laisser une place prédominante à l’âme. On appelle cela un initié.

    En vérité, qu’est ce qu’un initié ?
    C’est une âme qui a repris son droit à l’expression, à la manifestation. C’est une personnalité qui a offert tous ces matériaux dans le feu de la Kundalini. La Kundalini a transformé ces matériaux en substances différentes qui désormais donnent à l’âme le pouvoir d’exister et de dominer.

    Que vas-tu faire dès demain pour essayer de mettre cela en application ?
    Je te propose simplement de ne pas oublier l’âme. Quand tu fais quelque chose, essaie de le faire en y mettant ton âme. Bien sûr au début tu vas être embarrassé, tu ne vas pas savoir comment laisser apparaître l’âme, pour que l’âme fasse le repas, pour que l’âme nettoie les chaussures, pour que l’âme soit le guérisseur, pour que l’âme soit le voyant.

    Tu vas être tout embarrassé parce que c’est l’âme, comment la laisser exister ?

    Je te propose une petite tactique toute simple, ait l’intention, envoie lui une carte d’invitation. Chaque fois que tu vas dire ou que tu vas essayer de le faire depuis le royaume de l’âme et que tu vas te dire moi l’âme j’accomplis ceci, moi l’âme j’accomplis cela, c’est comme une invitation que tu envoies à l’âme et le courrier finit toujours par arriver. Et un beau jour, l’âme s’écrit : « j’ai reçu ta carte invitation, il m’a fallu un petit moment pour venir jusqu’à ton royaume, mais voilà, je suis là et ensemble nous allons travailler. » Laisse-lui le temps d’arriver, n’exige pas que tout de suite  que l’âme soit là, laisse-lui le temps d’arriver.

     

    Conférence du 14 06 92 en 4 parties  

    Qu’est-ce que le mental ? Qu’est-ce qui médite dans l’homme ?

    L’infantilisme, une attitude à l’obéissance

    Qu’est-ce que le silence, le mental permet de rejoindre l’âme

    Exercice de Méditation

     

    Conférence  audio

    Lucinges 14 juin 92

     

     Le Karma

     

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  • Comment concevoir le christ
    Le Christ est-il une âme supérieure ayant pris possession du corps de Jésus, à un certain âge, ou était-il déjà cet être supérieur dès sa conception ?

    Il y a toujours des énigmes autour des grands êtres, autour de ce qui paraît insondable. Qui était Jésus et qui est le Christ ?
    Jésus était un initié de grande envergure que tu appelles Maître, mais chez nous, nous l’appelons le veilleur. Il était donc un veilleur de grande envergure pouvant augmenter à volonté la puissance de sa vibration, et ainsi s’adapter aux êtres qui pouvaient ainsi se servir de sa forme pour effectuer un service. Tout est dans la résonance vibratoire.  Lorsque l’on dit que Jésus fut adombré par le Christ, il s’agit d’imaginer deux énergies pouvant se rencontrer, vibrant avec la même intensité permettant l’osmose. De ce fait, il est juste de penser que Jésus était vraiment le Christ, jusque dans son âme, comme il est juste de penser, que Jésus n’était pas le Christ, que le Christ est une entité différente. Les deux théories sont justes, parce que lorsqu’un individu arrive à faire osmose, à ce point, avec une entité cosmique, c’est qu’il y a eu la révélation de la nature qui vibre en lui, soit une forme d’état Christique.

    Il y a deux façons d’imaginer le Christ, par la religion, ou par certaines définitions d’occultisme, imaginer que c’est un initié très ancien, ayant acquis le maximum des initiations qu’offre la hiérarchie planétaire.
    Ce que nous, nous nommons comme étant le Christ, est la substance de toute chose. Tout dépend de quel degré christique nous évoquons. Il ne sert à rien de faire des guerres de religion ou entre groupements ésotériques ou occultistes parce que tout le monde a raison sans avoir vraiment raison.
    Tant que les sectes, les groupes et les religions s’amuseront à discuter sur les formes, les manifestations de la vérité, ils seront en désaccord. Lorsqu’uniquement le cœur de l’univers sera pris en compte, ce sera vraiment l’universalité de la conception, avant cela il n’y en aura pas.
    Lorsque vous me demandez qui est le christ, si vous avez des jumelles qui voient jusqu’à tel degré de la hiérarchie, ou de la manifestation, vous verrez un certain être, un certain personnage, une certaine fonction. Si vous regardez dans un autre coin de l’horizon spirituel, vous verrez une autre personne, une autre dimension, une autre fonction. Tout cela, est-ce la même entité ? Oui et non.

    Oui, parce que dans la substance, depuis le point initial de la manifestation du Christ jusqu’à sa dernière manifestation à travers un homme, tel que Jésus, il est le même.
    Non, parce que si vous cherchez le Christ dans la personne de Jésus, vous ne le trouverez pas.

    Tout dépend donc avec quel concept vous approchez les choses. Si vous regardez en Jésus la substance Christique vous la trouverez et à ce titre vous trouverez le Christ. Mais si vous voulez serrer la robe de Jésus en croyant serrer la robe du Christ, c’est faux, parce que vous vous placez dans la forme au lieu de vous placer dans l’esprit.

    C’est lorsque vous vous placez dans l’esprit que toute chose devient accessible. Dès qu’il y a la forme, la chose n’est plus accessible. Elle est le témoignage, donc un exemple à suivre, mais ce n’est pas la chose, et c’est là tout le problème de la déification et de toutes sortes de conceptions.

    La déification, c’est donner une forme à ce qui n’en a pas, donner une forme à ce qui n’est qu’essence. Cela, s’est passé pour le Christ à cause de Jésus. Il y a longtemps que Jésus n’entend plus les prières des chrétiens, par contre, le Christ est toujours à l’écoute, son omniprésence le lui permet.

    Qui pense envoyer sa prière à la conscience christique ? Pas grand monde. Par contre, ils sont nombreux à aller dans les endroits de pèlerinage, à allumer des cierges aux pieds de la statue du Christ, ou à vouloir toucher le Saint Suaire. Erreur.

    Je voudrais faire entrer dans votre esprit la notion d’universalité, de l’omniprésence. Ou le Christ est partout, ou le Christ est nulle part. Ou il est en Jésus et aussi en Bouddha, ou il n’est nulle part. Vous ne pouvez pas donner de limite à ce qui n’en a pas. Courir après le Christ, après sa forme, c’est vous éloigner de l’endroit où il se trouve.

    Comment concevons-nous le Christ ?

    Pour nous, le Christ est la substance de toute chose à travers le système. Il est la substance même de la vie. Il y a, dans les enseignements, la formation d’une trinité, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
    Le Père éjecte, propulse, extériorise la création.
    Le Fils s’y infiltre, l’anime, la conserve et la fait évoluer.
    Le Saint-Esprit, soit la force, l’intelligence, permet la concrétisation de cette évolution, la sanctification de l’évolution acquise.

    Le Christ est donc le moteur, la dynamique de l’évolution et la substance de la vie. Mais, sans la consécration du Saint-Esprit, soit du feu cosmique, cette évolution ne peut être fixée. Ainsi s’il n’y avait pas cette concrétisation par l’intervention du feu cosmique, l’individu serait perpétuellement sur une roue qui tourne, sur une roue d’évolution, sans jamais retrouver une nature, puisqu’il n’y aurait jamais l’introspection véritable, l’intégration véritable.

    Cette trinité est à l’origine de toute chose. Puisque comme tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et que tout s’imbrique, la Trinité qui est en haut se retrouve aussi en bas, par l’intervention du roi du monde, celui qui est nommé dans la bible, comme étant celui qui n’est pas né et qui se présente sous l’aspect et la forme d’un éternel enfant. Celui dont il est dit, qu’il a l’éternelle jeunesse, puisque tel est son rôle, d’avoir la charge de l’évolution de la terre, a aussi la charge de représenter La Trinité sur le plan physique de la terre.

    Pour qu’il y ait la vie, pour qu’il y ait le mouvement à l’intérieur de chaque chose, la présence est nécessaire. Vous pouvez aussi l’appeler conscience divine, substance divine, appelez cela comme vous voulez, du moment que vous arrivez à vous créer le déclic de cette omniprésence de La Trinité, de la divinité en toute chose.

    Dès demain, lorsque vous verrez un tas de cailloux, demandez-vous quelle danse entretient tous ces atomes ?
    Par quelle force, soumis par quel ordre, il continue à constituer au travers des siècles ce morceau de rocher insignifiant que personne ne regarde. Quelle est la magie de la vie qui lui permet d’exister, de se perpétuer, d’être ce qu’il est ?

    Et en perçant le secret de la nature, d’un rocher, d’une vague, vous comprendrez votre propre énigme : tout dépend avec quelles jumelles vous regardez la nature, avec quelles lunettes vous regardez le monde. Posez-vous, devant la chose et essayez de la pénétrer, de contacter la vibration de sa vie, essayez de sentir sa résonance. Lorsque vous aurez senti sa résonance, vous comprendrez le lien indestructible qui existe entre tous les plans de la création et de la nature. Vous comprendrez quel mal se fait l’homme à lui-même, quand il décide de mettre à bas toute une forêt pour construire des maisons, ou pour faire du papier qui va servir uniquement à des choses profanes.

    Il ne vous est pas interdit d’utiliser les éléments de la nature, mais dans la mesure où il y a poursuite de leur manifestation, de leur évolution. Vous avez le droit d’abattre un arbre pour vous faire une maison, si vous respectez cette maison, si c’est le foyer où vous allez évoluer, où vous allez accueillir avec amour votre voisin, où vous allez amener vos amis pour qu’ils écoutent la parole, ou qu’ils découvrent leur divinité.

    Mais, couper les arbres pour faire du profit en vendant la maison....

    Si vous allez vers l’arbre, la roche, l’animal, ou quoique ce soit de vivant, et que dans une relation d’âme à âme vous leur disiez : « J’ai besoin de ta matière, j’ai besoin de ton sacrifice, et dans le grand échange de la vie, reçois mon amour », ainsi, il n’y aurait aucune offense à la loi de la vie, et de l’échange de la vie. Car la vie est créée pour s’échanger. Il y a donc une certaine loi du sacrifice, sans que ce soit le sacrifice comme vous, vous l’imaginez. Simplement le don de la vie, animée de cette même impulsion lorsque Dieu a lancé la vie dans l’univers en disant : « Va, je te donne à la liberté ».

    Si vous agissez dans cet état d’esprit, vous entrez dans le mouvement de cette grande énergie, l’échange de la vie, et vous pouvez abattre tous les arbres du monde il n’y aura pas d’offense. Mais il faut, pour cela, considérer l’arbre comme une entité réelle, vibrante, vivante, ce que ne font pas les hommes.

    Vous devez parler à la substance pour qu’elle se dégage de la forme et qu’elle vous fasse don de la sienne. Ainsi tout devient un fabuleux échange d’amour et l’homme ne pèche contre rien, car l’amour a pour principe de se donner envers et contre tout sacrifice. L'homme doit vivre ainsi et non pas émotionnellement, (je ne dois pas tuer). Qu’il sache de quelle manière il peut prendre le don de la vie, de la forme et de la manifestation et ainsi il saura lui-même comment souffrir et ce qu’il est venu faire sur la terre, quel poste il a à remplir et de quelle manière il doit se sacrifier.

    L’égoïsme existe dans la race humaine, car les hommes ne connaissent pas la réalité de la vie, cette grande fontaine d’où jaillissent mille eaux, sans jamais s’arrêter. Lorsqu’une goutte a touché le sol, elle redescend dans la caverne et remonte comme un geyser. Mais l’homme n’accepte pas que cette fontaine soit libre pour tout le monde « C’est ma fontaine, j’y mets un robinet, moi j’ai besoin de cent litres par jour, au diable ceux qui ont soif ». C’est ainsi que tout se passe chez les hommes.

    Alors faites sauter tous vos robinets. Lancez-vous dans ce grand élan d’échange qu’est la vie, et vous saurez davantage vivre les valeurs de la société, les valeurs d’échange tout à fait quotidiennes. Vous saurez où vous devez vous investir, comment, jusqu’à quel point, où donner, à qui demander, à qui reprendre. Et ainsi, la vie devient un grand jeu et non pas une série d’épreuves sinistres.

     

    Conférence du 24 06 87 en 3 parties  

    La réincarnation - Mediumnité et soins

    Comment concevoir le Christ ?

    Les catastrophes naturelles annoncées - La lucidité

     

    Conférence  audio

    Lucinges 24 juin 87

     

     Le Karma

     

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  • Pourquoi le mal ?Question : L’aura de la terre est polluée psychiquement,  partout dans le monde des groupes de gens de bonne volonté, par des méditations, des émissions de pensées, essaient de contrebalancer les forces involutionnaires. 
    Comment pouvons-nous aider ces groupes qui travaillent dans le monde ?

    Il n’y a pas des forces involutionnaires au sens que toi, tu l’emploies. Il y a tout simplement une potentialité de chute qui fait que par cette potentialité de chute, la terre pourra déclencher un phénomène d’évolution. Il n’y a pas des légions noires, de diables, et tout ce que vous avez dénommées sur la terre, les forces du mal.
    Il y a une dynamique qui tire vers le bas, afin que cela engage une vibration propre à l’être humain, par interaction de son intelligence à le faire aller vers le haut. Sans ces deux polarités, sans ce conflit entre ces deux forces, il n’y aurait pas la friction nécessaire pour qu’il y ait une évolution, une échappée vers le ciel.

    Si tout était déjà dans une vibration stagnante, une vibration où il n’y aurait pas de conflit, un monde où il n’y aurait pas d’antagonisme, il ne pourrait pas avoir évolution sur ce monde. Les mondes qui sont programmés pour évoluer, font partie des mondes antagonistes et il n’y a que dans ce conflit qu’une dynamique peut se déclencher afin de les faire monter dans les vibrations et les faire monter dans l’intelligence.

    L’homme est ainsi. Il faut toujours lui couper les doigts pour qu’il s’aperçoive qu’il a une main. Il faut qu’il lui manque les doigts pour que l’homme s’aperçoive du travail qu’il ne peut pas accomplir. Et c’est en lui montrant le travail qu’il ne peut pas accomplir, qu’alors, il regarde le travail qu’il peut accomplir. Et dès qu’il commence à réfléchir au travail qu’il aurait pu accomplir avec un doigt en plus, alors par son intelligence, petit à petit, il fait pousser les doigts qui lui manquent, et il devient l’homme aux mains parfaites, ou si tu veux, comme tu le nommes: l’étoile à cinq branches.
    Par ses mains, il peut donner des ordres à la nature, aux esprits, il peut fabriquer, guérir, bénir. Les étoiles sont dans les mains, et c’est ainsi que tous les mages œuvrent et que mon frère a guéri. 

    Celui qui travaille pour lui-même, utilise la main qui est propre à la matière, et ainsi ordonne avec cette main. Celui qui travaille pour Dieu ou pour le ciel, utilise la main du ciel. Alors tout dépend si tu l’utilises pour la matière, pour ton être matériel, avec son moi inférieur, ses désirs et sa personnalité, ou si tu le fais pour le moi supérieur qui est en relation avec toutes les hiérarchies et aussi avec le Père. Mais cette main matérielle peut aussi œuvrer en collaboration avec la main droite, pour faire les œuvres du ciel, et c’est ainsi que l’on devient UN, il n’y a alors plus de positif ou négatif, il y a tout simplement l’unité en soi. Et les deux mains se rejoignent et ne forment plus qu’une : l’étoile à cinq branches.

    Question: Est-il vraiment nécessaire que tant de mal se fasse ? 
    Il ne peut y avoir avènement du nouveau monde, d'un concept universel, d'une conscience cosmique intégrée en l’individu, si l’on utilise toujours les anciens mots, les anciens concepts, les mêmes vieilles idées. J’essaie de redonner aux mots, dans les assemblées où je passe, une grandeur nouvelle, celle de mon ciel, une grandeur cosmique, dépouillée de la culture humaine terrienne héritée de milliers et de milliers d’années. J’ôte tout cela afin qu'avant que je puisse vous faire comprendre ce que je dis, vous-même puissiez comprendre ce que vous avez dit.

    Tu associes le mal aux mots horreur, crime, sang, violence, dépression. Tu l’associes à toutes ces négativités que les humains génèrent et qui cependant servent de moteur pour l’évolution. Pour autant, je ne veux pas dire que toutes les guerres, les actes de barbarie, toutes les horreurs commises sur terre sont utiles parce qu’elles ont été permises d’arriver.
    Non. Je dirais simplement que les êtres humains doivent par tous les conflits qu’ils engendrent apprendre à trouver le chemin qui les unit. Lorsqu’ils auront fini de se battre, de se ruiner, alors ensemble dans une déprime, mondiale, globale, ils pencheront vers la solidarité.
    N'as-tu pas vu les hommes davantage solidaires que lorsqu’il y avait eu une guerre ? Dans chacun des deux blocs se développe la solidarité, et lorsque la guerre est finie, que se passe-t-il ? La guerre froide intérieure recommence.

    Si quelqu’un a été tué, que son sang a jailli, que sa gorge a été tranchée, ne regarde pas avec les yeux d’un cœur, émotif, d’une intelligence intellectuelle. Regarde avec les yeux du corps astral ce que cela a produit comme enseignement sur l’esprit qui a subi cela.  Si vous aviez le regard sur l’astral, vous verriez cela, vous verriez aussi l’enseignement et l’épuration que cela fait aussi dans la vibration planétaire.

    Tu me demandes si le mal est nécessaire sur la planète ?
    Alors, je te répondrai qu'il y a certaines actions qui sont nécessaires sur la planète afin de faire évoluer les esprits, nécessaires au sens vibratoire, fréquentiel. Ce n’est pas l’acte de tuer que nous tolérons, inspirons, ou laissons produire sur la terre. Non, mais c’est la vibration que les individus vont pouvoir acquérir ainsi qui produit l'évolution. Quand il y a une guerre, des meurtres collectifs, dans ce karma des hommes trouvent une sorte d’épuration. Alors, pourquoi empêcherions-nous ces êtres venus subir cette chose, de la ressentir et la subir et d’y trouver une évolution ? Qu’en sais-tu si autrefois, ils n’ont pas fait autant ou pire d’atrocités, et que c’est leur façon de venir se racheter, en devenant à leur tour les victimes.

    Vois cela avec le détachement qui est enseigné dans les livres sacrés. Il est dit que le sage ne pleure pas, ni devant un acte de joie, de haine, ou d’horreur. Il ne regarde pas l’acte dans son prolongement, dans sa façon d’être exécuté, il regarde l’essence de l’acte. Sur la terre bien sûr il y a des aberrations. C’est en ce sens que le libre arbitre terrestre joue.

    Question : Pourquoi laissez-vous alors agir les hommes beaucoup plus loin que les lois les permettent ?
    Parce que les hommes ont un libre arbitre, et c'est ce libre arbitre qui leurs permet d’aller au-delà de la loi, de franchir la limite de la loi cosmique. Il y a un espace-temps qui permet à un individu, selon son état, sa fréquence, son niveau d’évolution, de dépasser les lois cosmiques. Cela lui est accordé, cela lui est donné, comme un enfant à qui l'on permettrait de faire l’école buissonnière, afin qu’il puisse voir depuis l’extérieur, que dans l’école, il a les moyens de s’enseigner, de devenir grand, de devenir adulte. Ainsi ayant pris conscience de cela, il retourne à l’école pour apprendre à être un homme, à être en accord avec la société, en accord avec la loi cosmique. C'est pour cela que toutes ces aberrations sont permises sur la terre.

    C’est un peu l’école buissonnière qui est permise aux êtres humains, afin que dans cette embardée, ils apprennent le véritable sens des lois cosmiques et de leur propre vie aussi, et de l’exercice surtout de leur liberté. Pour s’exercer ce pouvoir doit s’apprendre, ce pouvoir doit être intégré, de façon à ce que cette liberté vous permette d’avoir une identité cosmique. Tout en étant dans la loi, elle vous permet d’avoir une identité cosmique propre à vous, et unique à vous. Or pour acquérir cette identité cosmique unique qui sera votre fréquence, votre vibration, vous devez passer par une identification située sur le plan matériel, et qui passe par des individualités nommées personnalités, nommées caractère, nommées moi inférieur.
    Lorsque vous avez appris à manipuler cette liberté, ce champ de liberté, vous devenez un homme accompli. Et c’est à ce moment-là que les pouvoirs vous sont donnés. Alors vous pourrez exercer cette liberté pleinement, mais toujours en connaissance de cause, et toujours en harmonie avec le cosmos. Vous aurez tous les pouvoirs, et vous régnerez sur la terre telle qu’il a été écrit, en tant que roi sur tous les éléments et sur tout ce qui vit.

    Mais avant, vous devez comprendre ce que vous pouvez faire et ne pas faire. Et c’est là, que les problèmes commencent et arrivent, que les guerres, les viols, les crimes arrivent, toutes ces choses aberrantes. Que les mères frappent leur enfant, alors que l’enfant ne doit jamais être touché, que les maris frappent leur femme, alors qu’ils s’étaient dit un je t’aime pour l’éternité. Tout devient friction, parce que dans la liberté il y a aussi la friction. La liberté est aussi une force, une force spirituelle, c’est la principale force de votre spiritualité et de votre évolution. Vous êtes venus pour apprendre à l'exercer en harmonie avec les lois cosmiques. C’est cela le but de votre évolution : la liberté, en harmonie avec les lois cosmiques.

     

    Conférence du 19 10 1984 en 4 parties  

    Pourquoi le mal ?

    Qu'est-ce qu'un égrégore ?

    Les spécifités vibratoires de la femme et de l'homme

    Qui es-tu Pastor ? Les grands livres ésotériques.

     

    Conférence  audio

    Conférence numéro 4 du 19 10 84

     

     Le Karma

     

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  • L'intuition, un rayonnement de l'âme ?

    Lorsque tu analyses ton passé, lorsque tu analyses ton présent pour prendre une décision ou que ce soit lorsque tu prévois ton avenir, essaie de te situer en un lieu de ton être où tu es sobre, logique et détaché. Pour cela pense à faire une vraie relaxation, pas simplement quelques respirations, une véritable relaxation profonde, voulue et sentie. Chaque fois que tu vas réfléchir par ce procédé, la réflexion ira plus loin et sera plus juste.

    Pourquoi ?

    Tout simplement parce que tu auras fait circuler les énergies, en premier ton énergie vitale, celle que l'on appelle le praňa dans une certaine culture, celle qui soutient ta vie, qui imprègne chacune de tes cellules pour les animer d'une vie suffisante. Ensuite tu auras fait circuler l'énergie émotionnelle, tu l'auras évacuée ou amplifiée si tu en as besoin pour vivre un certain événement et tu auras aussi fait circuler les pensées et puisque tout ce petit monde circule, échange, et se déplace, ton mental va devenir réceptif, réceptif au bon sens d'abord.

    Tes premières intuitions ne vont pas être par exemple, de grandes intuitions sur les lois cosmiques ou sur le fait reconnu ou caché que Jésus avait les yeux bleus ou les yeux verts. Tu n'auras pas de grandes révélations sur le nom secret de la ville où se cachent les maîtres pas plus que sur l'itinéraire qui y conduit. Tu n'auras pas non plus des idées sur la composition de l'aura de ton voisin.

    Le premier effet de l'intuition va être le bon sens, c'est pour cela que dans les premiers temps on ne remarque pas l'intuition, elle semble être tout simplement de l'intelligence. Mais le simple fait de devenir intelligent prouve que l'intuition, c'est à dire, l'intelligence de l'âme commence à adombrer son véhicule, le véhicule que représentent la personnalité et son cerveau physique. Sans l'approche de l'âme sans le rayonnement de l'âme, l'intelligence n'aurait pas lieu chez l'être humain, le processus de l'intelligence même tout à fait matériel et prenant même un fait très simple, comme élaborer des recettes de cuisine ou inventer des appareils.

    Cette activité qui semble tout à fait matérielle provient en vérité d'une activité de l'âme. Ce n'est pas l'âme qui très personnellement depuis son centre va imaginer des recettes culinaires ou des appareils, certainement pas, elle a autre chose à faire, cependant de par son rayonnement elle va doper le cerveau, l'intellect d'une multitude de qualité, de dons et d'expressions possibles, ensuite l'individu pourra transformer ce potentiel en une expression qui lui plaît ou pour répondre à une nécessité. Le talent va devenir personnel. Dans un premier temps, il y a le rayonnement de l'âme qui va doter l'esprit d'un phénomène que l'on appelle l'intelligence, ensuite l'individu, la personnalité transforme ce phénomène en une expression qui lui est tout à fait propre et qui va dépendre des stimulations qu'elle va recevoir de l'environnement.

    Pour exemple, l'homme a commencé à bâtir des maisons, des refuges parce qu'il en avait assez d'être exposé au froid ou à la grande chaleur l'été. Ainsi l'intelligence en tant que phénomène est donnée par l'âme, ensuite les expressions vont être stimulées par l'environnement.

    L'homme est une roue, sans arrêt en mouvement

    L'homme doit sans cesse chercher le développement de son intelligence dans les expériences et il découvre au fur et à mesure que l'on remonte l'échelle, l'accès à l'âme, ainsi les expériences d'une certaine manière vous amènent à découvrir le lien avec l'âme.

    Mais encore faut-il aller dans les expériences, estimer l'expérience pour ce qu'elle apporte, c'est-à-dire une stimulation. Beaucoup de gens pensent que la vie est à vivre tout simplement pour ce qu'elle apporte de bonheur, d'émotions et qu'il faut se préserver du mal, qu'il faut se préserver des problèmes et comme par hasard malgré tous nos efforts nous n'arrivons pas à nous préserver des problèmes.

    C'est quelquefois les gens qui se protègent le plus et qui en même temps ferment la porte aux expériences, à la communication et aux échanges, ce sont ces gens-là qui souvent conduisent les énergies à finalement n'avoir plus aucun autre recours que la maladie pour expérimenter quelque chose. Ce qui ne veut pas dire que voilà un individu trop timide, il est destiné à souffrir de la maladie.

    Je vois cela comme un fait mécanique, ce n'est pas une sentence qui est envoyée d'un livre où la loi est écrite. C'est une mécanique. L'homme est une roue, sans arrêt en mouvement, les énergies doivent circuler, les énergies descendent et doivent remonter, les énergies en remontant doivent servir l'éveil de la conscience si possible. Et si ces énergies rencontrent à un moment donné un individu qui bloque tout, qui pour se préserver et se faire une vie bien confortable ne remet jamais rien en question, se coupe d'une multitude d'expériences, car il prévoit que considérant le passé, cela ne peut qu'aller mal dans l'avenir, voilà que les énergies ne pouvant plus respirer, circuler, elles implosent et automatiquement cela va créer sur le plan physique des maladies, ce qui ne veut pas dire que toutes les maladies proviennent de ce phénomène, mais c'est souvent le cas.

    Lorsque la personne remet le pied à l'étrier, remonte sur son cheval, retrouve la curiosité, l'ardeur de vivre, reprend la communication, sa santé s'améliore

     

     

    Extrait de la conférence  du 26 06 1994 en 2 parties  

    Les méfaits de l'égocentrisme - Comment développer son intuition ?

    L'homme est une roue, sans arrêt en mouvement - La conception mentale du bien et du mal

     

    Conférence  audio

    Dernière conférence 26 juin 1994

     

     Le Karma

     

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  • Qu'est-ce que la substance de l'âme ? Qu'est-ce qu'en fait l'après vie, si l'on peut s'imaginer ce que cela représente en lisant les livres, on peut se demander ce qu'est la substance de l'âme réellement, une fois qu'elle est décorporée, hors de son corps. Pour bien comprendre la différence qu'il y a et en même temps l'unité qu'il y a dans la vie physique et la vie de l'au-delà, la vie invisible, la vie de l'âme, il faut comprendre les délimitations qui cloisonnent les différents plans.

    Ces délimitations ne sont pas véritablement importante au sens occulte, Cependant ce qu' il faut comprendre c'est que ces voiles en fait car il s'agit plutôt de voile, la substance n'est pas plus épaisse, ces voiles sont des conditionnements. Quand l'entité descend dans la matière, elle va nécessairement passer à travers ce voile, exactement comme vous passeriez à travers le rideau d'une chute d'eau même si vous alliez simplement à l'intérieur de la grotte qui se trouve cachée derrière ce rideau d'eau et si cette grotte est sèche vous arriveriez quand même mouillés.

    Quand l'âme va s'incarner, elle va de façon incontournable se trouver en face de ce rideau de condition, en face de ce rideau d'information, non seulement d'information dues à la matière, à l'époque où elle va s'incarner et aussi dues à son propre karma et au karma collectif avec lequel elle va devoir jouer pendant toute son incarnation. Et toutes ces informations s'accolent par l'exercice d'un magnétisme qui provient directement de l'atome centrale de l'âme, Il faut considérer l'âme, comme un petit soleil ou un petit atome qui a une très forte attraction magnétique pour pouvoir s'incarner, puiser les informations, puiser le conditionnement qui lui est nécessaire et aussi pour pouvoir disposer d'une mémoire.

    Il ne peut pas y avoir d'incarnation s'il n'y a pas la possibilité de mémoriser. Cette faculté se retrouve sur le plan physique au niveau cérébral, mais c'est avant tout la particularité de l'âme et c'est grâce à cette faculté d'attraction, un magnétisme attractif très puissant que l'âme va pouvoir mémoriser. Elle va pouvoir ainsi être en relation avec sa personnalité, s'ancrer dans sa personnalité, avoir un pont jeté entre elle et la personnalité et pouvoir puiser dans tous les événements qui vont arriver à la personnalité, de façon à s'en enrichir.

    Donc quand le manteau a été revêtu, car il s'agit de cela, de revêtir un manteau, un manteau d'information, de conditionnement, c'est comme une main qui rentre dans un gant et c'est à ce moment là, que l'homme traditionnel va s'éveiller à la vie. A ce moment là, sa conscience subjective qui est la conscience de l'âme, qui est donc l'esprit, cette conscience là va partir très loin, non pas dans l'espace, non pas dans le temps, non pas même dans la capacité d'être conscient mais un peu comme deux planètes s'étant trop rapprochée sont obligées pour ne pas se détruire ensuite de se séparer et créer deux pôles. Par le jeu des forces de ces deux pôles une troisième vie à lieu, que l'on va appeler ensuite la personnalité.

    Autrement dit, il y a l'âme dans son domaine avec sa puissance magnétique, avec son pont jeté jusqu'à la matière et il y a au bout la matière avec tout le code génétique, tout le code du karma individuel et du karma collectif. Ce conditionnement est complètement inconscient c'est à dire qu'il peut exister sans qu'il y est forcément la prise de possession d'une âme. C'est quelque chose qui est vide qui est comme une coque. Et ce qui va engendrer la vie, c'est le rapprochement des deux puis l'éloignement des deux qui va engendrer ce que l'on appelle la personnalité. La personnalité est à traiter comme une psychologie en fait, plus que comme la somme des données génétiques et des données karmiques.

    Lorsque cette troisième personne est née que l'on appelle la personnalité elle va traiter les informations de cette matière et venant de cette âme et va essayer d'y voir clair dans le jeu. C'est elle qui ensuite va poser des questions et réclamer des réponses.

    Quand on parle d'incarnation, on parle de chute de l'âme dans la matière, il est vrai que l'on peut admettre ce concept, cependant, si l'on veut être juste dans la notion des choses, il faut savoir que ce qui habite en vous ici et maintenant, ce n'est pas votre âme qui habite votre corps.

    Ce qui est dans votre corps, est un réseau d'énergie en provenance de votre âme d'où la difficulté pour vous-mêmes d'être si centré, d'être aligné, d'être toujours aussi spirituel que vous le voudriez, d'être toujours positif comme vous le voudriez, de voir la vie comme vous savez que les saints arrivent à voir la vie.

    Tout est projection et qui dit projection dit que la partie principale va rester à sa place tandis que les faisceaux d'énergie vont être envoyés pour siéger dans les endroits précis prévus pour cela, pour recevoir le lien, le cordon ombilical avec l'âme.

    Lorsque un individu est jeune, sa personnalité va être rustre, grossière et son âme très lointaine. Plus quelqu'un est évolué, moins il y aura de particules dues au plan physique, à l'entité collective et plus il y aura la présence l'âme, jusqu'à un point tel qu'un jour, seul l'âme, l'entier de l'âme habitera dans le corps, et ce moment-là tout en étant un moment le plus fort dans l'incarnation et dans l'évolution, est en même temps, le plus terrible et le plus douloureux. Non pas parce qu'il y aurait encore une épreuve initiatique ou parce qu'il aurait véritablement une douleur de l'âme à être dans sa matière, mais tout simplement au moment, où l'âme est la plus incarnée, au moment où l'âme est la plus proche de la matière, elle doit aussi s'en séparer.

    Pour comprendre ce que je viens d'être dit, il faut pouvoir soupçonner, intuitionner que dans sa vie substantielle, l'âme si on peut la considérer comme divine, comme spirituelle, comme étant pur esprit, l'âme est cependant dépourvue de moyens d'action, de moyens réflexion, pas réflexion au sens de la pensée qui réfléchit, de réflexion au sens de miroir qui reflète.

    C'est comme si, en étant pur esprit, en étant à l'origine des choses, l'âme n'avait pas le pouvoir d'identification vis-à-vis d'elle-même, non pas le pouvoir d'identification par rapport au cosmos, mais surtout vis-à-vis d'elle-même. Dans les premiers moments de la vie, ce que l'on appelle le pur esprit, ce que l'on appelle la pure conscience ressemble étrangement à une zone que l'on ne peut pas qualifier d'inconscience, mais c'est une conscience qui dort. Pour rendre pleinement rayonnante et active cette unité de conscience, il va falloir la plonger dans un processus qui s'appelle l'identification et l'identification ne peut pas avoir lieu s'il n'y a pas de séparativité, donc si l'on ne sépare pas les unités de conscience, les unes vis-à-vis des autres, ce qui revient à les enfermer dans des bouteilles que l'on va ensuite appeler Pierre, Paul ou Jacques, ce qui n'empêche que dans ces bouteilles, est présente la même substance que dans toutes les autres bouteilles, la même unité, mais pour un certain temps jusqu'à ce que le pouvoir soit réveillé, jusqu'à ce que l'auto-conscience soit générée, il va falloir enfoncer ces unités dans la différenciation, dans l'identification, et admettre, supporter, attendre que tout le négatif de ce processus d'identification et de séparativité soit complètement écumé. C'est ce que l'on va appeler ensuite l'évolution, c'est ce que les hommes appellent l'évolution, que toutes les théories occultes appellent l'évolution, c'est tout ce processus, où l'esprit doit sortir du négatif de l'identification....

     

    La conférence du 12 03 1989  en 2 parties  

    Ce qu'est la substance de l'âme

    Après la décorporation

     

    Conférence audio 

    12 mars 1989

     

    Vidéo inspirante de cet extrait de conférence

     

     

     

     

     


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